Ce n’est plus un secret: On adore aller à la rencontre des communautés indigènes, partager leur vie brièvement et s’imprégner d’une culture totalement différente souvent figée dans le temps. Alors lorsque nous avons entendu parler du projet communautaire du petit village isolé de Wae Rebo niché dans les montagnes de l’île de Flores en Indonésie, il nous tardait trop de leur rendre visite.

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L’île de Flores, ce n’est pas Bali, ce n’est pas Java. C’est le Far West. On oubli toute notion de confort et on s’apprête à être surpris. Pour rouler à travers la transFlorès, la seule route défoncée aux virages tortueux qui traverse « l’île aux fleurs, » il faut s’armer de patience, beaucoup de patience, d’un véhicule aux pneus increvables et d’un bon guide (qui parle un peu l’anglais préférablement).

Notre roadtrip à travers Flores commence ainsi à Labuan Bajo (Bajo pour les intimes) à l’extrême ouest de l’île. Labuan Bajo est démunie de tout charme, mais c’est un passage obligatoire pour les rares touristes qui visitent Flores et les petites îles de la sonde. Notre mission première: trouver un guide et une voiture indestructible. Quelques heures (jours) de recherches et de marchandage plus tard, nous rencontrons Ivan, un jeune guide à la peau foncée, au look baba cool et à l’anglais intelligible. Le courant passe. Ivan est né à Timor et a grandi à Florès. Il a appris l’anglais sur le tas, il s’est fait les dents dans l’industrie du tourisme à Bali, et a ouvert sa propre compagnie de tours guidés hors des sentiers battus à Bajo, avec lui comme seul et unique employé. Il adore faire découvrir l’île deFlores et l’île de Papoua aux plus aventuriers. Pour traverser « l’île aux fleurs », il faut compter 4 à 5 jours minimum. À vol d’oiseau, 350 kilomètres séparent la ville de Labuan Bajo à l’ouest et la ville de Maumere à l’est, notre destination finale, mais la route en spaghetti en compte le double. Avec Ivan, nous décidons de prendre notre temps. Ça va être 7 jours de route pourrie, de plages et de rizières, de volcans actifs, de paysages de savane désertique, de forêts et de plantations, et surtout des villages traditionnels oubliés du monde moderne.

JOUR 1: LABUAN BAJO AU VILLAGE DE DINTOR

On aurait bien aimé trainer un peu au lit ce matin mais Ivan est réglé comme une horloge. Il est pile poil à l’heure à notre rendez-vous de 9h. Une ponctualité comme ça, c’est assez inhabituel en Indonésie. C’est parti. J’étais loin de m’imaginer que la route allait être aussi sinueuse et les amortisseurs de la voiture aussi souples, une combinaison létale. Une heure plus tard, j’ai encore une fois la tête dans un sac en train de vomir le petit déjeuner médiocre du matin. Si vous avez raté mes épisodes de maux de transport, je vous invite à bien rire de moi à travers la galère de la traversée en bateau aux îles Gili ou encore le vol en Cessna au dessus des lignes de Nazca au Pérou. Je gobe rapidement une dramamine et prend mon mal en patience jusqu’au prochain village où nous nous arrêtons pour casser la croute. Un petit Nasi Goreng (Riz épicé indonésien) va étonnement bien me remettre l’estomac en place, et puis rebelote.

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Cette fois, on quitte la route principale et on s’engouffre bien creux dans le monde rural de l’île de Florès. Le chemin cabossé est tellement étroit qu’il laisse à peine passer notre petite fourgonnette. Et pour rendre le trajet encore plus tortueux, c’est un chemin à double sens bordé par un ravin d’un bord et d’une montagne de l’autre. Qu’est ce qu’on fait lorsqu’on croise une autre voiture, ou très souvent un gros camion ? Hé bien il faut que l’un des deux fasse marche arrière dans les virages jusqu’à trouver un petit espace sur l’accotement pour pouvoir se faufiler, de quoi donner une crise de nerf aux chauffeurs novices. À force de faire ce trajet, Ivan est devenu un grand maître à ce jeu de Tetris angoissant. Les paysages quand à eux sont majestueux, des rizières à perte de vue, des plages de galets et pleins de petits villages pittoresques de pêcheurs et d’agriculteurs.

Après un bon 4h de route, nous arrivons enfin bien secoués mais sains et saufs à la Wae Rebo Lodge, une sorte de petite guesthouse très rustique plantée au milieu des champs de riz verdoyants. Notre chambre est tout ce qu’il y a de plus simple, un lit entre 4 murs avec un moustiquaire troué comme un gruyère, mais le cadre est idyllique. Notre terrasse a une vue panoramique sur la mer d’un côté et la montagne de l’autre. Nous avons le temps d’apprécier la vie paisible du village alors que le soleil se couche derrière les montagnes.

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JOUR 2: TREK DE DENGE AU VILLAGE DE WAE REBO

Réveil matinal aux champs des coqs. Au petit déj, riz blanc et oeuf. C’est fade mais c’est tout ce qu’il nous faut pour entamer une randonnée vers le village Wae Rebo. Wae Rebo est un petit village traditionnel niché au creux des montagnes à 1200 mètres d’altitude totalement coupé du monde, qui témoigne encore d’une culture ethnique Manggarai très présente à l’Ouest de l’île de Flores. Le village a reçu un prix honorifique en 2012 de la part de l’Unesco pour récompenser la communauté des efforts de préservation de leur héritage culturel. En effet, les villageois ont rénovés leurs maisons en chaume et en bambou à la manière traditionnelle, et ont commencés depuis quelques années à inviter des visiteurs étrangers à venir découvrir et partager leur vie. Mais Wae Rebo se mérite. Pour y accéder, il faut s’enfoncer dans la jungle et marcher un bon 9km sur un sentier escarpé, le seul chemin qui relie le village à la civilisation.

Au village de Denge, on nous « oblige » à payer un « guide » local pour nous accompagner sur l’unique chemin qui mène à Wae Rebo, pourtant très visible. Notre guide est d’autant plus inutile vu qu’il ne parle pas un seul mot d’anglais. En fait, il ne prononce pas un seul mot de tout le trajet. Après 3h de marche, au détour du sentier, nous apercevons pour la première fois les toits de chaume pointus des maisons traditionnelles du petit village de Wae Rebo coincé entre les montagnes, et entouré de plantations de café, cassava, taro, cacao et vanille. C’est ici que nous allons passer la nuit ce soir.  

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Bienvenue à Wae Rebo

À l’approche du village, nous sommes accueillis par de larges sourires édentés, et nous sommes escortés de suite à la hutte principale du chef du village pour une cérémonie de bienvenue. Nous faisons une petite offrande en argent au chef qui fait un discours solennel en langue Manggarai. On nous expliquera qu’avant de pouvoir accueillir des visiteurs au village, le chef demande la bénédiction des ancêtres. Malgré le fait que 90% de la population sur l’île de Flores s’est converti à la religion chrétienne catholique suite à la colonisation portugaise, les minorités ethniques ont gardées certaines croyances et traditions animiques. L’animisme est la croyance en une âme, une force vitale, animant les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent. Ces âmes ou ces esprits mystiques, manifestations de défunts ou de divinités animales, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Il convient donc de les consulter avant de prendre toutes sortes de décisions. Suite à cette brève introduction, nous faisons maintenant partie du village, nous pouvons partager leurs maisons, leurs nourritures et nous sommes protégés par leurs dieux.

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Les maisons Manggarai

Le symbole de la culture Mangarai est le cercle. Ce n’est donc pas étonnant que toutes les maisons traditionnels soient en forme de cercle, placées de manière à encercler la place communautaire en forme de fer à cheval. Chaque maison abrite plusieurs familles du même clan. La répartition des maisons aux familles se fait en fonction du nombre de personnes dans la famille, tout simplement. Le rang social n’existe pas. En visitant les maisons, on remarque tout de suite qu’il n’y a presque pas d’espace privé à l’intérieur. Les Manggarais ont adoptés le style loft. Les jeunes couples mariés ont droit à une petite « chambre » privée avec un rideau en guise de porte. Tout le reste de la famille élargie, les parents, frères et soeurs, oncles, tantes, cousins cousines etc. vivent entassés les uns sur les autres dans le même espace. Pour nous c’est bizarre, on se sentirait presque misérables sans notre petite bulle d’intimité. Pour eux c’est réconfortant d’avoir toute cette chaleur humaine. La cuisine est à aire ouverte aussi, au milieu de la hutte. Tout se cuisine au feu de bois au coeur de la maison et il n’y a même pas de cheminée pour évacuer la fumée et les odeurs. Les maisons faites en bambou, chaume et autres matériaux naturels poreux évacuent l’air de manière remarquable. Les toilettes sont dans la nature dehors tout naturellement.

Séjour chez l’habitant à Wae Rebo

Les visiteurs séjournent dans la maison des invités aménagée de manière très similaire aux autres maisons familiales, sauf qu’ils ont gardés la cuisine dans une petite hutte séparée, certainement parce que l’idée de dormir dans la cuisine est difficilement digérée par les occidentaux. Personnellement, ça m’arrange. Avec ma phobie pétrifiante des insectes et des vermines, je n’aurais jamais réussi à fermer l’oeil. Nous sommes donc 8 invités incluant les guides à loger dans cette hutte à aire ouverte. Hà oui, j’ai oublié de mentionner que les Manggarais n’ont pas de meubles. On s’assoie par terre, on mange par terre, et on dort par terre aussi comme tout le monde, tous dans le même espace ouvert. Un tapis mince en paille nous sert de matelas. La nuit va être courte.

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La vie de village à Wae Rebo

Il n’y a pas de programme particulier pour les visiteurs. Les villageois vaquent à leurs occupations quotidiennes que les visiteurs observent. On se sent un peu comme des voyeurs avec une fenêtre privilégiée sur l’intimité de cette petite communauté. Ces gens ouvrent leurs portes sans aucune gêne ou retenue aux visiteurs, mais la communication est difficile à cause de la barrière de langue. En effet, seulement quelques ados balbutient un anglais à peine intelligible, le reste, rien. Comme on l’avait fait auparavant lors de séjours chez l’habitant où personne ne parle l’anglais, on s’en remet à nos talents (pourris) de mimes pour s’exprimer, et on sourit beaucoup en hochant la tête en signe d’approbation lorsqu’on nous parle.

On se fait offrir du café de la production locale par chaque famille à qui on rend visite. Leur café pur arabica est un vrai délice, mais après deux trois tasses, on se doit de commencer à refuser la généreuse offre de bienvenue. Les visiteurs peuvent aussi s’ils le souhaitent participer aux activités du village, couper le bois, séparer les graines de café et les étendre au soleil, ou jouer avec les enfants, mon activité favorite. Vers la fin de la journée, le village se fait engloutir par les nuages, ce qui rend le panorama d’autant plus irréel. Au coucher du soleil, on dirait vraiment que nous sommes sur le plateau de tournage d’un film documentaire.

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 Le diner tout comme le déjeuner est composé de riz blanc, de quelques légumes et d’oeufs fris. On s’empresse de se mettre au « lit » par terre alignés les uns à côté des autres comme des sardines. Les guides fument comme des cheminée à l’intérieur de la hutte juste avant de se mettre au lit. Pratiquement 99% des hommes en Indonésie fument une sorte de cigarettes locales qu’ils appellent les Garams, contenant plus de 30 milligrammes de goudron, et parfumées au clou de girofle, une denrée très prisée en Indonésie. C’est dégueu. On dort d’épuisement.

Le sommeil n’est pas très réparateur. Après plusieurs dizaines d’années à dormir sur des matelots douillets, il n’est pas facile de trouver une position confortable pour roupiller à même le sol. Le matin, le village prend vit. Nous sommes là spectateurs des rituels matinaux: Les femmes qui vont chercher l’eau et le bois, profitant de la fraîcheur du matin. Les hommes qui récoltent le café et qui l’étendent au sol juste à temps pour les premiers rayons de soleil. Les enfants à moitié réveillés qui rechignent. Les chiens et leurs chiots qui dorment enfin après avoir passé la nuit à japper.

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JOUR 3: TREK DE WAEREBO À DENGE

Devinez qu’est ce qu’on mange ce matin au petit déjeuner ? Du riz blanc et des oeufs fris youpi! Malgré l’abondance d’ingrédients frais, il y a un gros manque d’inspiration en cuisine. Il est temps de quitter nos hôtes et de refaire les 9 kilomètres de jungle à pied pour revenir à la civilisation et poursuivre la route vers l’est de l’île de Flores.

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Visite de Wae Rebo: Combien ça coûte ?

  • Hébergement à Denge au Wae Rebo Lodge: 200 000IDR (14$) par personne (incluant diner, petit déjeuner et déjeuner le lendemain au retour du village de Waerebo).
  • Guide pour le trek aller retour de Denge à Wae Rebo: 200 000IDR (14$) pour le groupe. Vous êtes obligés de prendre un guide local même si vous n’en avez pas vraiment besoin puisque le chemin est très facile à trouver mais c’est un moyen pour les jeunes du village de se faire de l’argent en accompagnant les visiteurs et en baragouinant quelques informations sur le village dans un anglais très pauvre.
  • Donation (droit d’entrée et de photo au village): 10 000IDR (moins d’1$) par personne.
  • Hébergement au village traditionnel de Waerebo: 325 000IDR (24$) par personne (incluant 3 repas). Si vous voulez visiter en journée et repartir sans passer la nuit, c’est 225 000IDR (16$) par personne.
  • Transport: La plupart des touristes viennent à travers une agence dans un tour organisé mais vous pouvez aussi vous rendre à Denge par vous même en louant une voiture, une voiture avec chauffeur et/ou guide, ou pourquoi pas une moto à partir de Labuan Bajo. Les prix varient selon l’option choisie et selon vos talents de négociation. Pour vous donner une petite idée, on peut louer une voiture avec chauffeur pour 500 000IDR par jour et avec un guide pour 750 000IDR par jour en moyenne. C’est difficile de louer une voiture sans chauffeur parce que c’est souvent sa voiture personnelle et il va s’occuper de la ramener si vous ne revenez pas à Labuan Bajo. On recommande fortement de prendre une voiture avec guide/chauffeur, parceque les routes sont en mauvais état, les trajets sont très long, et un guide peut faire toute la différence d’autant plus qu’il n’y a pas vraiment une grosse différence de prix entre louer une voiture avec ou sans chauffeur. Vous pouvez contacter notre guide Ivan Francis à travers sa page Facebook.

Qui profite des revenus du tourisme à Wae Rebo ?

C’est un grand mystère. Depuis que le village a reçu un prix honorifique de l’Unesco en 2012, le nombre de visiteurs au village a augmenté drastiquement. Oui c’est du tourisme communautaire, oui c’est une initiative créé et géré par les communautés locales mais on se demande vraiment si la majeure partie des bénéfices leurs reviennent. Chaque année, le village reçoit en moyenne 5000 visiteurs et ça ne cesse d’augmenter d’année en année. Si chaque visiteur paie 300 000IDR (20$) en moyenne, ça fait 100 000$ l’année, ce qui représente une grosse fortune en Indonésie. Pourtant, les villageois ne semblent pas être les premiers bénéficiaires de ce business lucratif.  Alors, qui s’en met plein les poches ? Partagez vos théories/suggestions dans la section commentaires ci-bas.

Wae Rebo, un attrape touriste ?

Certains crient au scandale après avoir visité le village de Wae Rebo, vu que l’opération semble bien rodée et que le prix demandé ne correspond pas aux prestations données. En effet, le confort est minimal, la nourriture est maigrichonne et médiocre, l’information sur le village et les traditions Mangarrai est quasi-absente et le niveau d’interaction avec les villageois est limité par la barrière de langue et l’absence de guide anglophone. Certains se sentent comme des pigeons parce qu’ils se demandent où va tout cet argent qu’ils ont payés pour accéder au village et y être hébergé (un peu moins de 50$/personne en tout).

Selon nous, l’opportunité de s’immiscer ainsi dans l’intimité de ces villageois n’a pas de prix. Connaissez-vous beaucoup de gens qui ouvrent leurs maisons à de parfaits étrangers sans aucune retenue ?  Les familles qui habitent là bas ne sont pas des mannequins ou des bêtes de scène qui jouent un rôle pour satisfaire les attentes des touristes, ou qui se mettent à leur entière disposition parce qu’ils ont payé un droit d’entrée. Ils vaquent à leurs occupations quotidiennes même en présence des visiteurs qui sont encouragés à participer ou pas. Leur accueil est chaleureux et simple sans fla fla, et nos interactions avec eux étaient des plus sincères. Attrape touriste ou pas ? Tout est dans l’attitude du visiteur.

Avez-vous déjà essayé le tourisme communautaire indigène ? Racontez nous vos expériences dans la section commentaires ci-bas !

Si le tourisme communautaire vous intéresse, lisez le récit de notre séjour de 5 jours au sein d’une tribu Kichwa en Amazonie ou encore notre visite du village du peuple d’Avatar au Vanuatu.