Nous avons toujours aimé voyager Yasmine et moi. Nous avons, comme beaucoup d’entre vous, souvent rêvé de saisons différentes, de vents nouveaux et d’interactions enrichissantes. Nous avions donc décidé, une fois encore, de faire nos valises. Cette fois, nous avions voulu aller plus loin que d’habitude, et de préférence pour une durée légèrement plus longue que les quelques jours volés, ici et là, à des emplois du temps, en illusion, implacables. Pour cette fois aussi, ça n’allait pas être un voyage comme les autres, car grâce à des étoiles bienveillantes, nous allions vivre le rêve en compagnie de nos désormais célèbres Lovetrotters, Nadia (ma soeur) et Mike (mon beau frère).

Ce n’est aujourd’hui un secret pour personne, les Lovetrotters, avec leur pedigree écrasant d’expériences et leur palmarès de déplacements planétaires intimidants, sont devenus une référence en matière de voyage. Nous étions donc très enthousiastes d’être leur « travel-buddies », et puis j’avais tout simplement bien envie de voir ma sœur ! Nous nous sommes donc donné rendez vous dans l’une des destinations les plus sexy de la planète. Le choix avait d’abord porté sur une destination lointaine, bien sûr (il fallait bien justifier l’absence du bureau), mais aussi une destination nouvelle pour nous quatre (ceci étant de loin le plus difficile quand on traite avec les trotters). Trouvé : nous allions en Indonésie, et plus précisément à Bali : « l’ile des Dieux » comme elle se plait à être appelée. Le voyage allait durer 3 semaines, se faire sans grande planification (ou plutôt sans planification du tout !) et permettre de découvrir l’ile en se donnant à fond plutôt que de se reposer et siroter des cocktails (j’avoue, on l’a aussi fait…)

Ce qui suit est donc un bref récit de ce voyage initiatique aux doux plaisirs de ces nouveaux moments, aux bonnes et mauvaises surprises de l’exploration libre de la nature, et aux allégresses mémorables que seuls ces instants là peuvent apporter à nos âmes affamées d’expérience toutes aussi gourmandes les unes que les autres.

SEMINYAK

Après un rangement de bagages digne de formule 1 (optimisation des espaces, réduction de poids, gestion de la portabilité et autres technicités bien frustrantes, je sais chérie…) et quelques heures (jours ?) d’avions  plus tard, nous arrivons à Bali avec, en tout, une réservation de 3 nuits à Seminyak. On verrait bien par la suite. Une température idéale et plusieurs mines souriantes nous accueillent à la sortie de l’aéroport, et nous filons direction la Villa Kubu, dont nous découvrons le charme inédit et le luxe insolent auquel nos muscles endoloris répondent tout de suite Amen !

indonesia-bali-seminyak-07544
indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-12
indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-9
indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-07644

Piscine pavée aux roches brutes, baignoire de marbre noir remplie de pétales, étang de poissons exotiques privé, jardin intimiste de verdure luxuriante, petit déjeuner des champions et service grands seigneurs … bref, on avait, pour ces premiers jours, succombé à un sacré caprice. Un bon plan histoire de se remettre en forme, de flâner sur les plages aux bancs de sables étirés et aux vagues vigoureuses. Bon plan aussi pour découvrir les coutumes locales et surprendre nos palets avec cette gastronomie Indonésienne si caractéristique, relevée au gingembre frais, au « turmeric » et au chili local qui aime tant faire couler quelques larmes aux plus enthousiastes.

indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-07755
indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-07751
indonesia-bali-seminyak-villa-kubu-07826

A vélo ou en scooter, nous nous amusons à explorer les environnantes Kuta et Legian, à rencontrer des visages accueillants, à observer l’effervescence de la région et à pratiquer avec dextérité l’art de se reposer, un art auquel, fort heureusement, on excelle bien particulièrement. Il faut dire qu’aidés par la palette de massages particulièrement variée et bien singulière à la région, nous avons des difficultés à ne pas baver sur les tables de salon présents à chaque coin de rue. C’est également à Seminyak que nous découvrons les premières subtilités de la négociation pour nos achats en tout genre. Pas la peine pour nous Marocains de préciser qu’il n’aura fallu que de quelques échauffements dans 2 ou 3 stands pour devenir des maitres négociateurs bien redoutés des commerçants locaux.

indonesia-bali-seminyak-7472
indonesia-bali-seminyak-7483

Et c’est ainsi, en se la coulant douce pendant 3 jours, au gré du son berçant des vagues et de l’appétit vorace de nos premiers copains moustiques que nous attendons l’arrivée de nos chers compagnons de voyages. Les retrouvailles bien joyeuses avec les Lovetrotters donnent lieu à un enthousiasme commun, et nous nous installons bien vite sur la plage de « double six » pour admirer le coucher de soleil piquant et discuter de toutes les possibilités qu’offrirai l’ile, dès le lendemain, à nos esprits d’aventuriers en herbes.  Ca sera vite réglé. Après un réveil paresseux et une collation gargantuesque, nous sautons dans un taxi en direction du Nord, déjà une larme aux yeux à l’idée d’abandonner si vite les doux draps de la fabuleuse Villa Kubu, mais bien exaltés à l’idée de découvrir l’authenticité de cette ile si atypique.

indonesia-bali-seminyak-07661
indonesia-bali-seminyak-7603
indonesia-bali-seminyak-7598
indonesia-bali-seminyak-7617
indonesia-bali-seminyak-07749
indonesia-bali-seminyak-7633

Vite, l’animation de la petite ville balnéaire de Seminyak et les klaxons saccadés du Sud laissent place aux virages sinueux des collines du centre, faisant apparaitre petit à petit la végétation de plus en plus dense, fruit d’une jungle aussi sauvage qu’élégante. Un arrêt imprévu dans une ferme de production du fameux café Luwak nous surprend, et nous prenons soin de goûter ces thés, cafés et autres infusions qui enchantent nos sens. Une heure plus tard, nous reprenons un chemin bien tortueux. Concentration oblige pour éviter les mauvaises surprises. Dans notre petit taxi, nous commençons à apercevoir les échoppes richement décorées, les allures nettement décontractées, les rues fraiches et délicatement animées, le tout niché au cœur de cette végétation abondante et curieusement protectrice. L’ambiance est vibrante, et comme nous allions nous le répéter souvent plus tard, le « vibe » est bon. Il n’y’a plus aucun doute, nous sommes arrivés à Ubud.

indonesia-bali-seminyak-07876
indonesia-bali-seminyak-07866
indonesia-bali-seminyak-07865
indonesia-bali-ubud-7686
indonesia-bali-ubud-7685
indonesia-bali-ubud-7680

UBUD : l’art de la jungle

Nous étions supposés rester 3 jours à Ubud, nous y sommes restés 8. Cette région, cette ville, son architecture, ses personnages, ses multiples activités et son cœur artistique battant justifient bien notre enivrement pour l’endroit. Installés en marge de la ville et de la rue principale, nous baignons vite dans l’atmosphère mystérieuse de cette jungle bien dense qui nous entoure. Bien que totalement impénétrable et tantôt effrayante la nuit, elle nous dévoilera chaque matin toute sa splendeur. Mêlant une flore impressionnante de variété et une imposante carrure qui enveloppe sans façons les collines ambitieuses et les ravins escarpés. Cette jungle est belle. Elle est reposante.

indonesia-bali-ubud-7688
indonesia-bali-ubud-7698
 
indonesia-bali-ubud-7714

Par la suite, installés plus au centre, nous adoptons, non sans délectation, le rythme de vie de l’endroit et de ses habitants. Ces derniers témoignent d’une douceur et d’une gentillesse déconcertantes, et bien qu’ils soient habitués à rencontrer des cœurs conquis comme les nôtres, ils n’en demeurent pas moins amusés de surprendre régulièrement notre enthousiasme.  Avec les Lovetrotters à nos cotés, les nouvelles expériences ne manquent pas, et c’est sans discussion de cet endroit que nous garderont vivement nos mémoires les plus palpitantes et les souvenirs des expériences les plus inédites.

indonesia-bali-ubud-08485
indonesia-bali-ubud-08487
indonesia-bali-ubud-08617
indonesia-bali-ubud-7772
indonesia-bali-ubud-07934
indonesia-bali-ubud-08704

Durant 8 jours donc, nous nous adonnons à apprendre la cuisine locale (ils m’apprirent à cuisiner, je leur appris à manger), à gravir le sommet d’un volcan au lever du soleil, le mont Batur (une vue et une escalade à couper le souffle !) à s’essayer au yoga au réveil (prestation plus risible que prévu, heureusement que le ridicule ne tue pas), à descendre des rapides en raft (fous rires et cout de pagaies dans la gueule en abondance), à se mettre à l’ombre de la fameuse Monkey Forest et sa population de macaques légitimes (on les envierai presque…), à se laisser transporter par les sons laconiques des mélodies locales et les mouvements vifs et précis des danseuses balinaises traditionnelles (hypnose garantie !).

Nous entreprenons de gouter, savourer, re-gouter, déguster et de se régaler de la créativité des mets et saveurs proposée à chaque coin de rue (mention spéciale pour le jus de radis du café Soma et les desserts fusion de la table du Katsu, sans oublier les portions jouissives du café Shnitzel), à chercher les temples anciens sur des kilomètres en scooter et à les explorer en mode Indiana Jones (mon vieil appareil photo a repris du service !), à parcourir les rizières de riz sur des kilomètres en scooter, à encore parcourir des kilomètres en scooter… bref, en 8 jours, nous vivons des histoires, pleins d’histoire, et ces dernières, avec leur extases, leur peurs, leurs rires, leurs coups de fatigue, leurs joies, leurs frénésies, leur petits bobos et leurs coups de gueule, sont aujourd’hui des friandises pour l’esprit, des souvenirs gourmands que nous dégustons inlassablement au besoin. Ca, on se dit que ca mérite bien les 25 heures de vols…

indonesia-bali-ubud-08665
indonesia-bali-ubud-7784
indonesia-bali-ubud-7787
indonesia-bali-ubud-7789
indonesia-bali-ubud-7796
indonesia-bali-ubud-7935
indonesia-bali-ubud-7959
indonesia-bali-ubud-8088
indonesia-bali-ubud-8081
indonesia-bali-ubud-8043
indonesia-bali-ubud-08599
indonesia-bali-ubud-7528
indonesia-bali-ubud-7501
indonesia-bali-ubud-7456
indonesia-bali-ubud-7463
indonesia-bali-ubud-7513
indonesia-bali-ubud-08160
indonesia-bali-ubud-08480
indonesia-bali-ubud-8000
indonesia-bali-ubud-08383
indonesia-bali-ubud-08309
indonesia-bali-ubud-08296
indonesia-bali-ubud-7993
indonesia-bali-ubud-8133
indonesia-bali-ubud-08629
indonesia-bali-ubud-08646
indonesia-bali-ubud-8185
indonesia-bali-ubud-7983

LEMBONGAN : du soleil, des plages et des raies Manta

Ubud, ce n’est qu’un au revoir ! Les sacs rangés et les salutations avec nos hôtes locaux faits, nous nous dirigeons vers le port le plus proche, Sanur, afin d’entamer une traversée vers cette ile si justement convoitée, l’ile de Lembongan. A juste 35 minutes de « fast boat », ce petit bout de terre à l’apparence tranquille regorge de bien des surprises. Nichés pendant 4 nuits dans une maison d’hôte en bord de mer que nous avions trouvé au hasard de déambulations aléatoires, nous restons d’abord figés devant l’étourdissante palette de couleur du fabuleux coucher de soleil qui se déroule chaque jour aux portes de nos petites chambres chaleureuses. D’une beauté dramatique que mots, photos ou vidéos peinent à décrire, ce phénomène tellement « normal » dans nos têtes prend à Lembongan l’ampleur que mérite sa complexité naturelle. 3 couchers de soleil se passent durant notre court séjour, et ces 3 fois, nous sommes religieusement au rendez-vous pour en immortaliser l’occurrence majestueuse.

indonesia-bali-lembongan-8257
indonesia-bali-lembongan-8304
indonesia-bali-lembongan-8302
indonesia-bali-lembongan-8298
indonesia-bali-lembongan-8314

Lembongan, ce sera aussi un lot de péripéties sporadiques et heureusement inoffensives. Nos scooter (ai-je déjà dis qu’on faisait des kilomètres en scooter ?), alternant entre panne d’essence pour l’un et crevaison pour l’autre, réussiront quand même à nous mener aux confins les plus cachés de cette ile au multiples facettes. La découverte du « blue lagoon » et des spots de surf de l’ile de Nusa Ceningan sera une bien heureuse récompense. La traque aux fameuses raies Manta est, dans un autre registre, une expérience unique pour nos Lovetrotters qu’eux seuls pourront incontestablement décrire, mais un moment bien embarrassant pour nous autres voyageurs occasionnels et nos pauvres estomacs maltraités par un mal de mer saboteur. De Lembongan, il nous reste aussi ce souvenir rigolo d’avoir atterri, ma femme et moi, sur la mauvaise ile, après la fameuse sortie en bateau traitresse, avant de tenter de rallier notre hébergement en stop, sur un camion de ciment d’abord, puis en 3 places sur une moto de fortune conduite par un personnage fort convenant malgré lui.

indonesia-bali-lembongan-08871
indonesia-bali-ubud-08067
indonesia-bali-lembongan-8251
indonesia-bali-lembongan-8254
indonesia-bali-lembongan-8282

Nous continuons donc, 3 jours durant, à alterner entre matinées découverte et après-midi détente, visitant la grande forêt de mangroves a bord d’une pirogue traditionnelle, profitant de l’espace intime qu’offre la Dreambeach et ses vagues joueuses, ou encore dégustant des plats bien gras allongés sur les bed du Jungut Batu Theatre Restaurant tout en regardant un vieux western de Clint Eastwood. Le jour du départ, nous nous sentons déjà bien gâtés, et le retour au « Mainland » Bali ne peut être que du bonus en découvertes nouvelles.

indonesia-bali-lembongan-8320
indonesia-bali-lembongan-8318
indonesia-bali-lembongan-09146
indonesia-bali-lembongan-8328
indonesia-bali-lembongan-08788
indonesia-bali-lembongan-08771
indonesia-bali-lembongan-8283

Nous avons, pour le reste du séjour, moins de visibilité et d’avantage moins d’information sur les endroits ou nous allons désormais nous aventurer car, aussi improbable que cela puisse paraitre, nous y allions, jusque là, juste au feeling. On aime on reste, on aime moins on change. Une rapide concertation nous mène donc à Uluwatu, plus précisément à Pecatu, bastion mondialement incontesté de surf et autres sports de glisse aquatique. On est quand même à Bali, il était temps de s’y mettre !

indonesia-bali-lembongan-08884

ULUWATU/PECATU : Live Point Break

Dévalant la petite route sinueuse vers la plage de Padang-Padang, nous sentons déjà l’emprise de l’endroit. Ce petit flan de colline à même la mère offre à la communauté internationale plusieurs des meilleurs spots de surf de l’océan indien. On le voit bien, les surfeurs sont ici les maitres de l’endroit, ils sont chez eux. Nous autre « rookies » allons donc devoir gagner notre place. Challenge accepted ! Dès le lendemain de notre arrivée, Mike et moi allons dans l’eau, nos (grandes !) planches en direction du break et nos épaules déjà en feu, alimenté par une rame encore novice. C’est drôle et c’est fun ! Nos journées ici sont ainsi agrémentées de spots de surf en tous genres, et même si nous ne sommes pas qualifiés pour la quasi-totalité d’entre eux, cela demeure un plaisir d’assister aux magnifiques prouesses techniques de certains des meilleurs surfeurs du coin. Les soirées, nous prenons plaisir à manger dans les petits restos de la route de Pecatu ou se retrouvent les héros et déchus de la journée, qui, à coût de grandes gorgée de bière locales, racontent les exploits de la journée et exhibent leur petites blessures comme des trophées bien mérités.

indonesia-bali-lembongan-8269

A Uluwatu, nous en profitons également pour visiter le temple perché de Para Luhur Uluwatu. Erigé sur un grand rocher à l’escarpement menaçant, le temple, tout au sommet, surplombe une falaise spectaculaire et respire de pleine face tout l’air que lui offre l’immense étendue d’eau presque à 360°. Un paysage rendu d’autant plus unique par le ballet des tons et couleurs qui changent, chaque heure, au gré des faveurs du soleil.

indonesia-bali-uluwatu-09192
indonesia-bali-uluwatu-8356
indonesia-bali-uluwatu-8359
indonesia-bali-uluwatu-09258
indonesia-bali-uluwatu-09235

Côté désagréments, rien de bien mémorable, si ce n’est le cri perçant de Yasmine quand, au lueurs encore jeunes d’une de ces belles soirées, nous avions découvert un bataillon de fourmis qui s’étaient invitées en masse dans notre lit d’hôtel, attirées par le doux fumet qu’offrait à leur sens guilleret la dépouille sèche d’un insecte pas très charmant. Le personnel du petit hôtel, rameuté pour l’occasion en grandes pompes, avait réagi en confusion et en excuses mais avait finalement bien réussi à nous refaire sentir à l’aise en nous changeant de chambre. Au final, cet épisode nous donnera l’occasion de bien rire des décibels cachés que peut délivrer la douce voix de ma petite femme.

AMED : le petit bijou insoupçonné

Quelques jours, quelques plages et quelques maïs grillés plus tard, nous quittons Uluwatu, en compagnie d’un chauffeur de taxi, beaucoup plus sympathique que bon conducteur. Nous nous dirigeons vers un petit village de pêche dont nous avions eu vent au hasard de nos discussions et qui avait fini par attiser notre curiosité d’apprentis baroudeurs: le village d’Amed.

Situé à l’est de l’ile, sur une côte calme et rocailleuse, Amed sera, dans ce séjour, une vraie petite surprise. Supposé être, pour nous, juste un port de passage pour accéder aux célèbres iles Gili, cette petite bourgade de quelques centaines (dizaines ?) d’habitants nous séduira au point de décider d’y rester, purement et simplement, jusqu’à la fin de notre séjour.

indonesia-bali-amed-09309

Le village, animé par une unique rue principale la journée et baignant dans l’obscurité totale le soir, est niché au pied du Mont Agung, le plus haut volcan de Bali, avec un sommet culminant à plus de 3000m. Ce dernier avait, au gré des décennies, achevé de colorer de ses cendre les étendues de sable noir si particulières aux plages de la région, et n’en avait pas encore fini d’imposer le respect de par sa stature solennelle constamment flanquée de nuages troublants.

indonesia-bali-amed-09292
indonesia-bali-ubud-08086
indonesia-bali-amed-0247991
indonesia-bali-amed-0258044

Amed, c’est aussi des fonds marins, beaucoup de fonds marins, drôlement accessibles, et sidérant de variété. C’est ainsi que j’entreprends de faire mon baptême de plongée, expérience d’une vie en passant, et expérience guidée sans cesse, par l’enthousiasme encourageant de nos Lovetrotters préférés. Les exercices de bases rapidement expédiés, nous partons explorer sous les eaux chaudes et colorées l’épave de l’U.S. Liberty, un ancien bâtiment de guerre américain affalé dans le creux d’un ravin, des suites des dégâts causés par une torpille japonaise au début des années 40. Le calme sous-marin est jouissif. Ca ne sera surement pas la dernière fois.

indonesia-bali-amed-7964

Ces derniers jours sont trop brefs, et nous en sommes à peine à apprécier nos délicieuses journées de snorkeling, plongée, poissons grillés et ananas bien sucrés que le séjour touche à sa fin. Le spectre du retour planait déjà, certes, mais il n’était pas hostile. Nous avions mis en standby nos vies actives pendant 3 semaines, bousculés nos habitudes mondaines, secoué nos craintes et bafoué nos zones de confort. Nous avions décidé de faire un voyage un peu différent, et ô que oui, différent il l’était. Nous avions bougé ici et là, avions eu chaud, froid, avions vu, senti, mangé, ris et dormi comme jamais auparavant, et nous étions décidément contents de rentrer chez nous avec tout ça, toute cette fête dans nos esprit, un festival de souvenirs qui s’entremêlent aujourd’hui et qui nous animeront pour un bon petit moment encore. Ce voyage avait été rêvé, ce rêve avait été vécu. Merci les Lovetrotters. Ce n’est surement qu’un au revoir.

indonesia-bali-amed-09330