La folie des grandeurs, l’extravagance à outrance, la quête effrénée des records, la frénésie de la construction titanesque, la course effrénée contre la montre, la concurrence farouche pour l’appât du gain, la démence de la surconsommation, le fanatisme de l’artifice et de la fantaisie, quel délire!

Mais où sommes nous ? Dans une fausse ville parfaite protégée par un dôme de verre comme dans le film « the Truman Show » ? dans un parc d’attraction issu de l’imagination fertile d’un enfant et réalisé par les cerveaux les plus brillants au monde ? Sommes-nous dans la tête d’un archi milliardaire sous acide ? Non, nous sommes à Dubaï, le berceau de la consommation ostentatoire, la ville de tous les superlatifs, du plus grand mall, au plus luxueux hôtel sous-marin, à la plus grande piste de ski indoor, à la plus grande vitre d’aquarium, au plus grand magasin de bonbons, à la plus grandes montagne de sacs Gucci, de montres Cartier ou de lingots d’or, le tout aux pieds de la plus grande tour du monde. Cet hypercapitalisme et cette mégalomanie ont beau épater la galerie, ça nous fait surtout réfléchir sur le pourquoi, à quel prix, avec quelles conséquences ? Est ce vraiment le prototype d’une ville modèle du 21ème siècle ou une monstrueuse caricature futuriste gonflée aux stéroïdes ? Est ce une vision ambitieuse de l’avenir ou la matérialisation d’une psychose collective ? Est ce une démonstration des prouesses technologiques ou une parodie du complexe humain ? Est ce réellement un rêve ou est ce un cauchemar devenu réalité grâce, ou à cause de la fatale addiction d’une planète désespérément assoiffée de pétrole arabe ?

Pour nous, Dubaï, au delà de toute cette extravagance, c’est d’abord des gens, des rêveurs, des ambitieux, des personnes simples comme vous et moi, une communauté d’expatriés qui constituent l’âme de cette ville plastique. Nous ne sommes restés que trois jours à Dubaï, juste assez pour s’émerveiller devant les exploits et les réalisations fantasmagoriques de cette jungle urbaine dressée au milieu d’un désert infernal, juste assez pour partager de bons moments avec des amis qui y ont élus domicile, mais certainement pas assez pour se laisser envoûter par tout ce que la ville et ses habitants ont à offrir, sans prétention ni artifices.

C’est donc juste un au revoir Dubaï, juste un au revoir !

Partagez votre opinion dans la section commentaire. On veut vous entendre.

united-arab-emirates-dubai-2-2
united-arab-emirates-dubai-2
united-arab-emirates-dubai-06880
united-arab-emirates-dubai-6
united-arab-emirates-dubai-06917
united-arab-emirates-dubai-06971
united-arab-emirates-dubai-06974
united-arab-emirates-dubai-06950
united-arab-emirates-dubai-06964
 
united-arab-emirates-dubai-06978
united-arab-emirates-dubai-06841
united-arab-emirates-dubai-06859
united-arab-emirates-dubai-06779
united-arab-emirates-dubai-06784
united-arab-emirates-dubai-06851
united-arab-emirates-dubai-06946
united-arab-emirates-dubai-06806-2
united-arab-emirates-dubai-06823
united-arab-emirates-dubai-06797
united-arab-emirates-dubai-06790
united-arab-emirates-dubai-06789
united-arab-emirates-dubai-06831
united-arab-emirates-dubai-06825
united-arab-emirates-dubai-06984