On va vraiment à Bora Bora ? Nous ? Là ? Maintenant ? C’est ce que je n’arrête pas de me répéter alors qu’on s’apprête à embarquer dans l’avion vers cette destination qui relève presque de la fiction, tellement elle a été manicurée et publicisée à outrance. Durant le vol en partance de Tahiti, je reste scotchée au hublot dans l’espoir d’apercevoir l’île sous le vent Bora Bora (Bora pour les intimes), qui serait, selon la légende urbaine, moitié île moitié atoll, l’île principale formée par une volcan éteint sacrée, qui baigne dans un lagon aux milles teintes, entourée de la plus belle couronne corallienne.
Évidemment, le vol le moins cher que nous avons pris arrive juste après le coucher du soleil, donc on oublie la photo cliché de la vue aérienne de Bora sur-utilisé dans les brochures de voyage. La découverte de l’île commencera le lendemain. L’attente est insoutenable.

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Seuls au monde sur un Motu

Le lendemain, on se dirige en bateau vers notre pension de famille, le Ecolodge Bora Bora qui se trouve sur un minuscule petit îlot plat, qu’on appelle communément ici un Motu, prononcé « Motou ». Notre motu appartient à Michel et Chantale, un couple de « pré-retraités » français qui accueillent les petits oiseaux de passage comme nous, qui cherchent à savourer la beauté de Bora sans se payer le luxe démesuré et générique des Hilton, Sofitel et Méridien de ce monde. Notre bungalow pieds dans l’eau a une vue panoramique sur ce paysage de rêve. On se pince plusieurs fois pour s’assurer qu’on est bel et bien éveillés.

Chaque matin, en ouvrant les rideaux, nous sommes surpris par la beauté presque irréelle du paysage en face de nous. Nous nous préparons un bon déjeuner sur notre terrasse privée face à cette oeuvre d’art qu’on ne peut s’empêcher de photographier à maintes reprises comme si on la voyait chaque matin pour la première fois. Impossible de se lasser de la blancheur étincelante des rivages de sable, de cette lumière incroyablement brute qui fait resplendir le vert indécent des palmes de cocotiers, ou de ces milles teintes de bleu qui indiquent gracieusement les profondeurs du lagon. Sur le motu, le cerveau est en grève, les décisions à prendre sont primitives: Se faire griller au soleil ou s’étendre sur le transat à l’ombre ? Faire du paddleboard ou du canoë à fond transparent ? Jouer à la pelote avec Wilson le chat ou nourrir les curieux bébés requins qui viennent tout proche du rivage ? Manger ou dormir (les yeux ouverts pour ne rien rater) ou les deux ? Allez, un petit peu plus d’effort, lire ou écrire ? Ha, que la vie est dure !

La nuit est d’une tranquillité sanctuaire. Il n’y a toujours absolument rien à faire. Pas de télé, pas d’internet, pas de machines, pas de voitures, pas d’animaux, pas de gens, la tranquillité et le silence absolu, l’obscurité totale, juste le bruit enivrant des vagues, le son chansonnant du vent qui berce les cocotiers, et la lumière étincelante des étoiles. C’est génial ! Pour découvrir en détails les plaisirs de la vie sur une motu écologique à Bora Bora: Seuls au monde sur un motu à Bora.

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Nous planifions passer le reste de notre séjour sur l’île de Bora dans la villa d’un artiste peintre sculpteur que nous avons dénichés grâce à la communauté AirBnB, un bon plan pour économiser sur le prix du logement tout en faisant de magnifiques rencontres. Besoin de plus de conseils sur comment profiter de la Polynésie française à petit prix ? C’est par ICI.

Exploration de l’île de Bora Bora à vélo

De retour sur l’île principale de Bora Bora, nous décidons de séjourner chez l’habitant. En fouillant un peu, nous avons trouvé une petite perle rare: la demeure d’une célébrité locale, un artiste français qui a élu domicile à Bora depuis plus de 25 ans. Cliquez ici pour découvrir notre logement chez l’habitant à Bora Bora !

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Nous consacrons une journée à l’exploration de l’île à vélos, gracieusetés de Garrick. Le tour de l’île se fait très bien en pédalant puisqu’il n’y a qu’une seule route qui longe la côte sans vraiment de dénivelés. Nous nous arrêtons à une ferme de culture de perles de Tahiti, plus connus sous le nom de « Perles Noires », les joyaux des lagons de Bora Bora, autrefois si rares qu’elles étaient consacrées exclusivement à l’apanage des Pachas et des Rois, devenues maintenant accessibles au commun des mortels moyennant un menu compte en banque (ou une jolie carte de crédit). Les explications du perliculteur sont fascinantes et on peut mieux apprécier les prix généreux affichés à la bijouterie après avoir vu et compris le long processus de fabrication de ces joyaux naturels de nacre confectionnées par les milliers d’huitres perlières qui s’expriment à travers des tailles, des formes et une palettes infinie de nuances de couleurs naturelles, allant des tons pastel au noir anthracite. La nature est la meilleure des artistes (mais ça, je l’avais déjà dit avant).

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Notre prochain stop sera la plage de Madera, la plus belle de l’île. Elle n’est pas aussi large ni aussi sablonneuse qu’on aurait imaginés mais elle a très certainement l’eau la plus translucide qu’on n’ai jamais vu, plus propre et plus transparente que n’importe quel piscine, sans une goutte de chlore. Masque et tuba sont de mise, car on peut apercevoir toute sorte de faune tropicale marine à quelques mètres du rivage. Les photos vont vous faire pâlir de jalousie :)

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Plage de Madera à Bora Bora en Polynésie française
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Tant qu’à pédaler, autant pédaler jusqu’au village. Sur la route, entre les palissades grossières des quelques résidences de luxe, on croise les pêcheurs qui vendent leurs prises du jour directement sur le bord du chemin, les enfants qui crient jovialement et qui courent pied nus, les ados qui s’adonnent energiquement à un match de foot, les villageois regroupés autour d’une bonne bouffe des ukulélés aux mains, les deux trois backpackers qui font du stop. Il y a une vie communautaire et une richesse culturelle qui est omise dans les brochures de voyage, et qu’on ne peut voir que si on s’extirpe des murs des résidences tout-inclut qui polluent le décor charmant et l’atmosphère pittoresque de cette petite île, et qui la transforment petit à petit en DisneyWorld pour les riches et célèbres. Quel gâchis !

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On en profite pour faire quelques emplettes en ville avant de pédaler le soleil couchant vers notre humble demeure. Demain, on explore en palmes et tubas le célèbre lagon de Bora.

À la rencontre des créatures du lagon

S’il y a bien un seul tour organisé à faire à Bora, c’est bien le tour du lagon en bateau. C’est le meilleur moyen de rencontrer les étranges créatures qui prolifèrent dans le lagon à l’abri des prédateurs, ainsi que les gros poissons du large qui trainent juste derrière la barrière récifale. Ouba, notre guide, est une étonnante créature en soi, avec un corps de dieu orné de tatouages tribaux, et un sourire éclatant et sincère. À l’image de ses ancêtres, il vit simplement au jour le jour, en harmonie avec la nature qui arrive à assouvir ses besoins vitaux immédiats. « Moi, je n’ai besoin de rien. Lorsque j’ai faim, je pêche dans le lagon. Lorsque j’ai soif, j’ouvre une noix de coco. Il y a toujours des poissons dans l’eau et des fruits dans les arbres », dit-il fièrement avec un grand sourire niais. Mais, mais… C’est vrai !

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On navigue ainsi sur notre petit bateau pirogue vers les eaux peu profondes du lagon, l’habitat naturel des fameuses raies grises de Bora. Ouba nous explique que lui et ses amis les nourrissent tous les jours de bons poissons frais. En échange, elles se sentent en confiance parmi les humains, même les plus hystériques, et elles se laissent docilement caresser sans attaquer. Mike enfile son masque et son tuba et se jette sans aucune hésitation à l’eau. Moi, je suis un peu plus hésitante à la vue de ces énormes créatures visqueuses qui sont en train d’attaquer vigoureusement Ouba et son sceau de sardines alléchantes. Je fini par me jeter à l’eau à mon tour en couinant. Les requins de récifs à pointes noires se joignent au festin. C’est une vraie frénésie sous l’eau alors que les raies et les requins se battent pour avoir leur part du gâteau, en ignorant complètement la présence des humains qui rigolent nerveusement, crient et gesticulent maladroitement dans l’eau sans raison apparente. Ils sont chelou ces humains !

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requins bora bora

On poursuit notre navigation en direction d’un jardin de corail qui se trouve à quelques mètres d’un motu exploité par un complexe hôtelier de luxe. Pourtant, on remarque tout de suite que personne de l’hôtel n’y nage. Ouba nous explique que les gens qui restent dans ces grandes chaînes hôtelières ne nagent jamais dans le lagon, et qu’ils préfèrent rester à l’abri des poissons, du sel, du soleil et des regards, allongés confortablement sur les transats des piscines privées. Quoi ? Quel dommage ! Les polypes, acropora et « choux-fleurs » coralliens d’ici abritent dans leurs tentacules un étonnant écosystème de crustacés et poissons exotiques. L’eau tempérée est tellement transparente et lumineuse qu’on peut observer clairement le fond marin multicolore grouillant de vie.

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Il est temps d’aller en haute mer en traversant un étroit détroit naturel qui transperce la couronne récifale protectrice du lagon. Cette fois, nous sommes à la recherche des imposants requins « citrons » qui préfèrent les eaux plus profondes du large. Ouba prévient les filles qu’il ne faut absolument pas faire pipi dans l’eau car ça attire les requins citrons mâles territoriaux. Génial, nous avons maintenant toutes envies de faire pipi, et nous sommes toutes terrifiées d’aller dans ces eaux infestés de requins à l’odorat surdéveloppé. Les hommes se jettent à l’eau. Ouba nous suggère de descendre une à une par l’échelle à l’arrière du bateau pour faire pipi dans l’eau à tour de rôle en regardant bien autour de nous s’il n’y a pas d’ailerons, auquel cas, on peut tout de suite remonter sur le bateau. On s’exécute. Il s’avère que tout ça n’était qu’une grosse blague macho pour nous taquiner, que les requins citrons restent tranquillement à plus de 10 mètres dans le fond marin et que notre pisse ne les intéresse pas plus que ça n’intéresse des humains. « Ha ha ha c’est hilarant ! » Et dire qu’on a naïvement cru à ce genre de conneries !

Les requins « citrons » étaient au rendez-vous. Bien plus imposants que les requins de récif, on les observe prudemment de la surface pendant qu’ils sondent avec beaucoup d’élégance le sol marin. Ouba plonge en apnée vers un des requins à plus de 10 mètres de profondeur pour prendre une photo, un véritable sous-marin. Un autre guide surprend un des requins citron déambuler un peu plus proche de la surface. Il maîtrise le requin d’une prise de judo et plonge avec pour le ramener vers les profondeurs de l’océan. Ils sont fous ces Tahitiens !

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requin citron bora bora
Polynesie francaise bora bora requins

Bon, ça ouvre l’appétit toutes ces émotions fortes. On se dirige maintenant vers un autre motu privé dans lequel nous allons goûter à un barbecue typique polynésien. Sur l’ilot, nous sommes rejoins par d’autres bateaux appartenant aux oncles, cousins et frères d’Ouba, tous aussi taquins. Réunis ensemble, l’ambiance monte d’un cran. Leur bonne humeur est contagieuse. Ils s’affairent à nous préparer des assiettes en tissant avec beaucoup d’habileté des branches et feuilles de cocotiers. Le four polynésien est une coutume ancestrale ou tous les mets sont cuits en même temps, emballés séparément dans des feuilles de bananiers et posés sur des pierres chauffées à blanc disposées au fond d’un trou dans la terre ou le sable. L’ensemble est recouvert hermétiquement de végétaux et de sable de corail et cuit ainsi à l’étouffée durant 3 ou 4 heures. Heureusement, le buffet était déjà prêt à être servis à notre arrivée. On mange les pieds dans l’eau sur des tables de picnic disposées directement sur le lagon entourés de poissons tropicaux qui récupèrent nos miettes, et bercés par les chants mélodieux de nos guides qui, munis de leurs Ukulélés, improvisent des paroles hilarantes sur leurs propres versions de chansons françaises populaires. On se sent comme des rois.

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Repus, on explore le petit îlot et on découvre à notre grande joie que nous sommes sur le motu verdoyant qu’on contemplait tout les jours de l’autre côté du rivage de notre terrasse privé du Ecolodge. On fait des coucou lointains à Michel et Chantale. Ouba et ses compagnons nous réservent encore des surprises. Tout d’abord, son oncle nous invite à aller dans l’eau avec lui à la chasse aux poulpes. Il ne se passe pas 10 minutes avant qu’il réussisse à extirper, non pas sans effort, une énorme poulpe du fond de son antre, alors qu’elle se débat en expulsant de l’encre noire dans l’eau. Il s’amuse à la mettre sur sa tête en imitant Bob Marley, les tentacules de la pauvre bête émulant des rastas. Il la colle ensuite sur son visage alors qu’elle se défend farouchement en lui aspirant le visage avec ses puissantes ventouses. Il la met sur son torse, et fait pleins de blagues cocasses alors qu’elle lui arrache quelques bouts de peau au passage, pour finalement la caresser et la remettre à l’eau tendrement. Je l’ai déjà dit ou pas ? Ils sont fous ces Tahitiens !

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Ouba tient maintenant à nous faire une démonstration de ses multiples talents de guerrier et de survivant. C’est ainsi qu’il grimpe en quelques secondes en haut d’un énorme cocotier à mains nues sans aucune forme d’harnais, qu’il déchire sauvagement avec ses dents la carapaces d’une noix de coco, qu’il l’ouvre d’un coup de bâton pour en extraire l’eau, qu’il réduit toute la chaire en flocons en deux temps deux mesures, et qu’il extrait du lait de coco directement dans sa bouche en pressant le tout avec la paume de ses mains. Nous sommes restés stoïques. Croyez le ou non, ce sont là toutes des disciplines sportives pour laquelle les Tahitiens s’entraînent pendant des années afin de s’affronter au Heiva, la compétition annuelle de culture polynésienne. Les Tahitiens, c’est vraiment des ouf !

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Polynesie francaise bora bora cocotier homme singe

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Sur le chemin du retour, Ouba passe par l’autre côté de l’île pour compléter notre tour de 360 degrés. Inutile de continuer à décrire la beauté ensorcelante des eaux du lagons ou le sentiment de liberté qu’on ressent à naviguer à toute vitesse dessus. C’était une journée parfaite. Merci Ouba !

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De retour à la villa, on traîne un peu avec Garrick et son bon ami Gérard qui nous avait introduit. Gérard est également installé à Bora depuis plus de 25 ans et tient une petite pension de famille le « Sunset Hill Lodge » qui semble être assez populaire aussi. On discute de philosophie de vie, des raisons qui poussent les gens à partir ou à revenir, la culture polynésienne et ses bonnes et moins bonnes influences. Pour en savoir plus sur notre logement chez l’habitant à Bora Bora, c’est par ici.

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Il ne nous reste plus qu’une journée à Bora. Garrick et Gérard tirent à pile ou face qui sera responsable de nous accompagner à l’aéroport dès l’aube le surlendemain , une belle corvée. Garrick est l’heureux perdant :) Pour notre dernière journée à Bora, on hésite encore entre l’exploration en solo de l’intérieur de l’île ou une autre activité organisée. La nuit porte conseil.

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Prendre mon petit dej sur cette grande terrasse en consultant Facebook est devenu mon petit plaisir matinal.

Polynesie francaise bora bora Garrick Yrondi

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Aujourd’hui, nous nous sentons d’humeur aventurière. Faute de ne pas pouvoir se payer le tour en hélico vendu à un prix ridiculement exagéré qui permet de prendre des photos aériennes spectaculaires de l’île et de son lagon, nous décidons de s’essayer à escalader la montagne la plus accessible de l’île dans l’espoir de pouvoir contempler ce fameux panorama du point le plus haut de l’île à presque 600m d’altitude. C’est gratuit et ça nous fait faire de l’exercice. On troque nos sandales contre nos bottes de trek. Toutes les pancartes et toutes les personnes à qui vous poserez la question vous dissuaderons d’y aller seul et vous encourageront fortement à engager les services d’un guide pour éviter de se perdre dans la jungle. Pourtant, ce n’est pas sorcier. Il suffit de suivre le chemin indiqué par des drapeaux jaune, certes pas toujours très visibles, mais avec un peu de concentration et quelques faux pas, on apprend assez vite à retrouver notre chemin à travers la forêt tropicale qui habille jalousement les flancs de la montagne.

Par contre, la randonnée n’est pas de tout repos et se transforme assez vite en séance d’escalade, avec des dénivelés très abruptes et un sol glissant. À un certain moment, c’est assez haut et assez dangereux merci, on rebrousse chemin, fiers d’être arrivés si haut, mais déçus de la vue souvent obstruées par la végétation beaucoup trop dense. L’hélico, c’était peut-être une meilleure idée finalement, mais à 500 euros le quart d’heure par personne, il faut d’abord rouler sur l’or avant de pouvoir s’envoler :) Pour se consoler, on s’offre une petite gâterie sucrée au village. Après l’effort, le réconfort !

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Bora Bora: Paradis terrestre ? le verdict

Et puis finalement, Bora paradis terrestre, un mythe ou une réalité ? Un peu des deux je vous dirais. Il fût un temps ou Bora Bora représentait effectivement cette île lointaine inaccessible vierge sauvage d’une beauté inégalée. Mais on dirait que ce temps là est révolu avec la sur-commercialisation des bungalows sur pilori de luxe qui semblent pour la plupart défraîchis et démodés en plus de coûter une fortune. On nous dit que pour une expérience plus authentique, il faut maintenant se diriger encore plus loin vers l’archipel des Tuamotus, sur l’atoll de Rangiroa par exemple ou vers les marquises dans lesquels certaines îles rappellent la Bora Bora d’antan. Ha Bora, Bora, Bora, tu nous manqueras !

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Nos bons plans à Bora

  • Consacrer une journée au tour du lagon : Un incontournable bien évidemment ! à environ 100$ par personne, on fait le tour du lagon, on nage avec des raies et des requins et dans un jardin de corail, et on se fait un grand barbecue sur un motu. Voici mon review de l’excursion qu’on a faite avec Lagoon services sur TripAdvisor
  • Visiter une ferme perlière : La visite des fermes est gratuites. La ferme perlière « La ferme » (c’est son nom) pousse l’expérience plus loin en proposant une activité de couple très originale. Pour l’équivalent de 300$, le couple a la possibilité de plonger accompagnés du perliculteur dans les bassins de culture des huitres à même le lagon, et de choisir une « brochette » d’huitres au hasard. Le perliculteur les aide ensuite à en ouvrir une et ils peuvent garder la perle surprise qu’ils y auront trouvés, peu importe la grosseur ou la qualité.
  • Passer quelques jours sur un motu : Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets autour de Bora. Nous sommes restés sur le motu de Michel et Chantale au Bora Bora Ecolodge.

Besoin de plus de conseils sur comment profiter de la Polynésie française à petit prix ? J’ai réuni tous nos trucs et astuces ICI.